Les Cahiers de l'EMNS

La collection "Les Cahiers de l'EMNS" est la vitrine des activités d'études de l'EMNS. Dirigée par Cécile Méadel et Joëlle Farchy, cette collection a pour but de décrypter l'actualité des médias et de la culture à l'ère numérique.

 

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Libres (petits) enfants du numérique. Communs et licences libres dans le secteur culturel.
Joëlle Farchy et Marie De La Taille, Février 2018.

Descriptif : Le mouvement du « libre » s’est d’abord développé dans le secteur précurseur de l’informatique dont chacun, sans forcément les utiliser, connaît l’existence de « logiciels libres ». Dans le domaine culturel, les premières licences libres ont été imaginées au tournant des années 2000, portées par la même idéologie libertaire valorisant les notions de partage et de bien commun, familières à la génération des « digital natives ».

L’ambition initiale de ces outils contractuels était de révolutionner le droit d’auteur, mais ils se sont révélés au fil des années plus complémentaires qu’alternatifs aux règles classiques de la propriété intellectuelle et leurs usages se sont fortement accrus et diversifiés. Les licences Creative Commons, qui se sont largement imposées, sont désormais utilisées par de grandes plateformes, telles que FlickR, YouTube ou Wikipédia mais elles restent souvent mal connues et leurs implications ignorées.

Dans une approche inédite qui s’appuie sur des statistiques originales sur les usages, des auditions de professionnels et une revue de la littérature sur les communs, l’ouvrage propose une analyse socio-économique de ces licences qui fait apparaître leurs multiples enjeux : émergence d’oeuvres collaboratives ou transformatives, élargissement de la diffusion, nouveaux modèles économiques ou encore ouverture des ressources des institutions publiques notamment des bibliothèques et des musées.

Pour en savoir plus : https://www.pressesdesmines.com/produit/libres-petits-enfants-du-numerique/


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S'il te plaît, dessine-moi une série... Contribution des internautes et séries télévisées. Anne-Sophie Béliard, Presses des Mines, novembre 2016.

Descriptif : Sur internet, les productions culturelles ne sont pas uniquement regardées, écoutées ou lues ; elles sont discutées, évaluées, commentées, analysées ou encore classées. Autant d’actions qui impliquent une contribution délibérée des internautes. Au-delà du mythe de la désintermédiation, le cadrage et l’exploitation des contributions dans toutes sortes de dispositifs et par des opérateurs diversifiés devient un enjeu central pour les acteurs qui développent une véritable « économie de la contribution » à partir du travail de commentaire, d’évaluation ou de comparaison accompli.

Pour mieux comprendre comment s’en dessinent les contours, l’ouvrage prend comme terrain d’étude le cas des séries télévisées. Le cadrage et la sollicitation des contributions accompagnent le visionnage, incitant les spectateurs à mettre en ligne des commentaires, résumés, avis sur les séries qu’ils ont vues mais aussi, par anticipation, sur celles qu’ils voudraient voir. Le traitement de ces contributions vise également à produire des outils facilitant le visionnage (planning, agendas, fiches techniques, classement) et à créer des réseaux sociaux autour des séries. L’économie des contributions commence à nourrir les logiques marchandes par la collaboration des opérateurs avec des groupes audiovisuels auxquels ils livrent, entre autres, des tendances de marchés issues de l’exploitation des avis et commentaires des internautes.

Pour en savoir plus : http://www.pressesdesmines.com/les-cahiers-de-l-emns/s-il-te-plait-dessine-moi-une-serie.html


presumePrésumé coupable, Droit de suite et évolution du marché international de l'art. Joëlle Farchy et Nathalie Moureau, Presses des Mines, novembre 2016.

Descriptif : Dans un marché de l’art en plein essor, la mondialisation des échanges s’accompagne d’une forte concurrence entre les différentes places de marché. Introduit pour la première fois en France en 1920, le droit de suite est une forme particulière de droit d’auteur réservée à la revente sur le second marché d’oeuvres d’arts graphiques et plastiques. Progressivement étendu à de nombreux pays, il n’a cessé cependant d’alimenter fantasmes et polémiques en raison de ses effets négatifs supposés notamment en terme de délocalisation des transactions. Les places européennes les plus actives comme Londres ou Paris ne subissent-elles pas, en appliquant le droit de suite, une perte d’attractivité au profit de New-York ou Shanghai leurs principales rivales ?

L’ouvrage propose de répondre à cette question tout en soulignant l’importance des difficultés méthodologiques rencontrées. Des analyses empiriques originales complètent une revue des arguments économiques couramment avancés. Au terme de ce travail, le choix du lieu de vente d’une oeuvre d’art apparaît largement déconnecté de l’existence du droit de suite. De multiples facteurs jouent sur la localisation des transactions, l’émergence de nouvelles places de marché ou le déclin de celles historiquement dominantes. Toutes, à leur manière, conservent de fortes spécificités locales.

Pour en savoir plus : http://www.pressesdesmines.com/presume-coupable.html


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La gratuité, à quel prix ? Circulation et échanges de biens culturels sur internet. Joëlle Farchy, Cécile Méadel et Guillaume Sire, Presses des Mines, Mars 2015.

Descriptif : Le prix Nobel d’économie Milton Friedman l’a dit clairement : « un repas gratuit, ça n’existe pas ». Pourtant, le web semble remettre en cause cet axiome puisqu’il permet aux internautes d’accéder, sans dépense apparente, à une multitude de biens culturels. Que vaut cette gratuité numérique ? Faut-il dans la continuité du rapport Lescure proposer une légalisation des échanges non marchands ? L’ouvrage explore ces notions et analyse trois secteurs qui constituent les principaux produits d’appel du marché de l’internet : l’audiovisuel, la musique et le livre.

L’analyse des revenus que Spotify ou DpStream, iTunes ou Usenet, LastFM ou Popcorn, VLC ou Shazam, et bien d’autres encore, tirent de la circulation des biens culturels permet de comprendre leur place dans l’économie numérique.


Derrière une même apparence de gratuité pour l’internaute, les modèles proposés ont des conséquences bien différentes. L’internaute devra lui aussi en payer le prix, sous forme directe ou indirecte, aujourd’hui ou demain, tandis que les modalités de partage de valeur entre les acteurs économiques sont amenées à évoluer.

Pour en savoir plus : http://www.pressesdesmines.com/les-cahiers-de-l-emns/la-gratuite-a-quel-prix.html 


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Qui a peur du marché de l'occasion numérique ? La seconde vie des biens culturels. Joëlle Farchy et Camille Jutant, Presses des Mines, Janvier 2015.

Descriptif : Dénicher un livre ancien chez un bouquiniste, le DVD d’une série passée de mode dans un vide grenier ou un CD usagé dans les bacs d’un disquaire de quartier, autant de pratiques qui ne seront peut-être bientôt plus que les souvenirs d’une époque révolue, dans ces temps où le marché de l’occasion ne posait guère de problèmes aux acteurs des filières culturelles. Dans le monde physique, la revente de biens d’occasion s’est développée sans susciter de questionnements particuliers.

Mais qu’en est-il maintenant que ces biens deviennent numériques ? La question devient brûlante et interroge l’économie des secteurs concernés, les droits des internautes, les usages possibles ou autorisés. À partir d’une analyse des pratiques actuelles en matière d’achat et de revente d’occasion des biens culturels, l’ouvrage se penche sur l’opportunité de l’ouverture d’un marché de l’occasion numérique.

Le consommateur ayant acquis légalement une oeuvre dématérialisée peut-il et veut-il la revendre mais aussi la prêter, la donner, la jeter, la stocker, la dupliquer pour lui-même ou pour la partager, l’offrir, etc. ? L’enjeu n’est pas seulement la revente mais plus largement de trouver la place de ces biens dans une « seconde vie » numérique.

L’EMNS – École des Médias et du Numérique de la Sorbonne – est un pôle pluridisciplinaire de recherche et de formation créé par l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne, en partenariat avec des entreprises et des institutions publiques. Dirigée par Joëlle Farchy, elle a pour vocation de décrypter l’actualité des médias à l’ère numérique.

Pour en savoir plus : https://www.pressesdesmines.com/produit/qui-a-peur-du-marche-de-l-occasion-numerique/


 telecharge-moi-si-tu-peux-coverTélécharge-moi si tu peux. Musique, film, livre. Joëlle Farchy et Cécile Méadel (dir), Anna Bernard, Mathilde Gansemer, Jessica Petrou, Presse des Mines, Octobre 2013.

Quelle offre culturelle est disponible sur internet ? Comment un internaute peut-il se procurer la version numérique d'un film, d'un livre ou d'un morceau de musique ? L'offre disponible légale ou illégale répond-elle à ses attentes ? De telles questions sont d'une grande complexité, en raison non seulement de l'ampleur et de la diversité de l'offre, mais également des délicats problèmes méthodologiques auxquels le chercheur se trouve rapidement confronté.
L'étude exploratoire menée ici sur les contenus les plus populaires procure quelques clés pour répondre à ces questions. Le livre permet de comprendre les rôles respectifs des moteurs de recherche et des plates-formes de diffusion dans la recherche de contenus ; il analyse la disponibilité et l'attractivité de l'offre légale. Il compare la qualité des services offerts par les plates-formes légales et illégales.
De profondes disparités sont ainsi mises en lumière selon les secteurs, les types de services offerts et selon la nature des prestataires de l'internet impliqués.

Pour en savoir plus : https://www.pressesdesmines.com/produit/telecharge-moi-si-tu-peux/