by EMNS

Les Cahiers de l’EMNS

La collection « Les Cahiers de l’EMNS » est la vitrine des activités d’études de l’EMNS. Dirigée par Cécile Méadel et Joëlle Farchy, cette collection a pour but de décrypter l’actualité des médias et de la culture à l’ère numérique.

LA COLLECTION

  • En compétition. Une décennie de festivals internationaux de cinéma
  • Scène de la vie culturelle. YouTube, une communauté de créateurs
  • Libres (petits) enfants du numérique. Communs et licences libres dans le secteur culturel
  • S’il te plaît, dessine-moi une série… Contribution des internautes et séries télévisées
  • Présumé coupable, Droit de suite et évolution du marché international de l’art
  • La gratuité, à quel prix ? Circulation et échanges de biens culturels sur internet
  • Qui a peur du marché de l’occasion numérique ? La seconde vie des biens culturels
  • Télécharge-moi si tu peux. Musique, film, livre
mai 2019

En compétition. Une décennie de festivals internationaux de cinéma

Joëlle Farchy (dir), Grégoire Bideau & Steven Tallec

L’industrie cinématographique mondiale fait l’objet, depuis une décennie, de mutations économiques sans précédent. Les festivals internationaux offrent un miroir saisissant des évolutions du cinéma d’auteur pour lequel la circulation des films hors des frontières nationales constitue un enjeu majeur. Face à l’offre pléthorique de contenus numériques, le rituel bien huilé des festivals reste en effet le lieu de légitimation du film comme oeuvre artistique, un maillon essentiel d’une mécanique économique précise et le reflet de la géopolitique mondiale.
A partir de l’exploitation d’une base de données originale, l’ouvrage compare l’ambition internationale de la programmation et l’importance des critères nationaux et locaux. La place des femmes, la nationalité des films et réalisateurs sélectionnés, l’évolution des langues parlées, le rôle de chaque festival dans la carrière internationale des films, l’apparition de plateformes numériques comme Netflix sont autant de thématiques sur lesquelles un regard inédit est porté.

mai 2018

Scène de la vie culturelle. YouTube, une communauté de créateurs

Joëlle Farchy & Bastien Louessard

Couverture Youtube

YouTube est devenu un moyen de diffusion protéiforme qui brouille définitivement les frontières entre amateurs et professionnels. Les réseaux actifs au sein de la communauté de producteurs de vidéos ont donné naissance à une nouvelle forme de « monde de l’art », spécifique de l’univers numérique, qui n’a cependant fait l’objet que de peu de travaux.

Cet ouvrage révèle, au-delà des nombreux fantasmes que véhicule YouTube, la vitalité de cet espace de création et de production. Il étudie les intervenants impliqué dans la production de fictions ayant rencontré le succès et montre comment se conjuguent placement de produit, promotion de contenus et valorisation publicitaire mais également comment ces pratiques participent d’une transformation de l’offre de fiction, en particulier avec les multi-channels networks, sortes de chaînes de télévision 3.0.

février 2018

Libres (petits) enfants du numérique. Communs et licences libres dans le secteur culturel

Joëlle Farchy & Marie De La Taille

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Le mouvement du « libre » s’est d’abord développé dans le secteur précurseur de l’informatique dont chacun, sans forcément les utiliser, connaît l’existence de « logiciels libres ». Dans le domaine culturel, les premières licences libres ont été imaginées au tournant des années 2000, portées par la même idéologie libertaire valorisant les notions de partage et de bien commun, familières à la génération des « digital natives ».

L’ambition initiale de ces outils contractuels était de révolutionner le droit d’auteur, mais ils se sont révélés au fil des années plus complémentaires qu’alternatifs aux règles classiques de la propriété intellectuelle et leurs usages se sont fortement accrus et diversifiés. Les licences Creative Commons, qui se sont largement imposées, sont désormais utilisées par de grandes plateformes, telles que FlickR, YouTube ou Wikipédia mais elles restent souvent mal connues et leurs implications ignorées.

Dans une approche inédite qui s’appuie sur des statistiques originales sur les usages, des auditions de professionnels et une revue de la littérature sur les communs, l’ouvrage propose une analyse socio-économique de ces licences qui fait apparaître leurs multiples enjeux : émergence d’oeuvres collaboratives ou transformatives, élargissement de la diffusion, nouveaux modèles économiques ou encore ouverture des ressources des institutions publiques notamment des bibliothèques et des musées.

novembre 2016

S’il te plaît, dessine-moi une série… Contribution des internautes et séries télévisées

Anne-Sophie Béliard

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Le mouvement du « libre » s’est d’abord développé dans le secteur précurseur de l’informatique dont chacun, sans forcément les utiliser, connaît l’existence de « logiciels libres ». Dans le domaine culturel, les premières licences libres ont été imaginées au tournant des années 2000, portées par la même idéologie libertaire valorisant les notions de partage et de bien commun, familières à la génération des « digital natives ».

L’ambition initiale de ces outils contractuels était de révolutionner le droit d’auteur, mais ils se sont révélés au fil des années plus complémentaires qu’alternatifs aux règles classiques de la propriété intellectuelle et leurs usages se sont fortement accrus et diversifiés. Les licences Creative Commons, qui se sont largement imposées, sont désormais utilisées par de grandes plateformes, telles que FlickR, YouTube ou Wikipédia mais elles restent souvent mal connues et leurs implications ignorées.

Dans une approche inédite qui s’appuie sur des statistiques originales sur les usages, des auditions de professionnels et une revue de la littérature sur les communs, l’ouvrage propose une analyse socio-économique de ces licences qui fait apparaître leurs multiples enjeux : émergence d’oeuvres collaboratives ou transformatives, élargissement de la diffusion, nouveaux modèles économiques ou encore ouverture des ressources des institutions publiques notamment des bibliothèques et des musées.

novembre 2016

Présumé coupable, Droit de suite et évolution du marché international de l’art

Joëlle Farchy & Nathalie Moureau

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Dans un marché de l’art en plein essor, la mondialisation des échanges s’accompagne d’une forte concurrence entre les différentes places de marché. Introduit pour la première fois en France en 1920, le droit de suite est une forme particulière de droit d’auteur réservée à la revente sur le second marché d’oeuvres d’arts graphiques et plastiques. Progressivement étendu à de nombreux pays, il n’a cessé cependant d’alimenter fantasmes et polémiques en raison de ses effets négatifs supposés notamment en terme de délocalisation des transactions. Les places européennes les plus actives comme Londres ou Paris ne subissent-elles pas, en appliquant le droit de suite, une perte d’attractivité au profit de New-York ou Shanghai leurs principales rivales ?

L’ouvrage propose de répondre à cette question tout en soulignant l’importance des difficultés méthodologiques rencontrées. Des analyses empiriques originales complètent une revue des arguments économiques couramment avancés. Au terme de ce travail, le choix du lieu de vente d’une oeuvre d’art apparaît largement déconnecté de l’existence du droit de suite. De multiples facteurs jouent sur la localisation des transactions, l’émergence de nouvelles places de marché ou le déclin de celles historiquement dominantes. Toutes, à leur manière, conservent de fortes spécificités locales.

mars 2015

La gratuité, à quel prix ? Circulation et échanges de biens culturels sur internet

Joëlle Farchy, Cécile Méadel & Guillaume Sire

presume

Dans un marché de l’art en plein essor, la mondialisation des échanges s’accompagne d’une forte concurrence entre les différentes places de marché. Introduit pour la première fois en France en 1920, le droit de suite est une forme particulière de droit d’auteur réservée à la revente sur le second marché d’oeuvres d’arts graphiques et plastiques. Progressivement étendu à de nombreux pays, il n’a cessé cependant d’alimenter fantasmes et polémiques en raison de ses effets négatifs supposés notamment en terme de délocalisation des transactions. Les places européennes les plus actives comme Londres ou Paris ne subissent-elles pas, en appliquant le droit de suite, une perte d’attractivité au profit de New-York ou Shanghai leurs principales rivales ?

L’ouvrage propose de répondre à cette question tout en soulignant l’importance des difficultés méthodologiques rencontrées. Des analyses empiriques originales complètent une revue des arguments économiques couramment avancés. Au terme de ce travail, le choix du lieu de vente d’une oeuvre d’art apparaît largement déconnecté de l’existence du droit de suite. De multiples facteurs jouent sur la localisation des transactions, l’émergence de nouvelles places de marché ou le déclin de celles historiquement dominantes. Toutes, à leur manière, conservent de fortes spécificités locales.

janvier 2015

Qui a peur du marché de l’occasion numérique ? La seconde vie des biens culturels

Joëlle Farchy & Camille Jutant

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Dénicher un livre ancien chez un bouquiniste, le DVD d’une série passée de mode dans un vide grenier ou un CD usagé dans les bacs d’un disquaire de quartier, autant de pratiques qui ne seront peut-être bientôt plus que les souvenirs d’une époque révolue, dans ces temps où le marché de l’occasion ne posait guère de problèmes aux acteurs des filières culturelles. Dans le monde physique, la revente de biens d’occasion s’est développée sans susciter de questionnements particuliers.

Mais qu’en est-il maintenant que ces biens deviennent numériques ? La question devient brûlante et interroge l’économie des secteurs concernés, les droits des internautes, les usages possibles ou autorisés. À partir d’une analyse des pratiques actuelles en matière d’achat et de revente d’occasion des biens culturels, l’ouvrage se penche sur l’opportunité de l’ouverture d’un marché de l’occasion numérique.

Le consommateur ayant acquis légalement une oeuvre dématérialisée peut-il et veut-il la revendre mais aussi la prêter, la donner, la jeter, la stocker, la dupliquer pour lui-même ou pour la partager, l’offrir, etc. ? L’enjeu n’est pas seulement la revente mais plus largement de trouver la place de ces biens dans une « seconde vie » numérique.

octobre 2013

Télécharge-moi si tu peux. Musique, film, livre

Joëlle Farchy & Cécile Méadel (dir), Anna Bernard, Mathilde Gansemer, Jessica Petrou

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Quelle offre culturelle est disponible sur internet ? Comment un internaute peut-il se procurer la version numérique d’un film, d’un livre ou d’un morceau de musique ? L’offre disponible légale ou illégale répond-elle à ses attentes ? De telles questions sont d’une grande complexité, en raison non seulement de l’ampleur et de la diversité de l’offre, mais également des délicats problèmes méthodologiques auxquels le chercheur se trouve rapidement confronté.
L’étude exploratoire menée ici sur les contenus les plus populaires procure quelques clés pour répondre à ces questions. Le livre permet de comprendre les rôles respectifs des moteurs de recherche et des plates-formes de diffusion dans la recherche de contenus ; il analyse la disponibilité et l’attractivité de l’offre légale. Il compare la qualité des services offerts par les plates-formes légales et illégales.
De profondes disparités sont ainsi mises en lumière selon les secteurs, les types de services offerts et selon la nature des prestataires de l’internet impliqués.